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Constitution et gouvernement

Les institutions

Le Mali est une République, avec à sa tête un Président de la République élu au suffrage universel pour cinq ans. Le Parlement est monocaméral avec une Assemblée Nationale élue au suffrage universel pour la même durée. Une Cour constitutionnelle et un Conseil économique, social et culturel ont été mis en place en 1994.

Après avoir renversé le dictateur Moussa Traoré en 1991, le général Amadou Toumani Touré a conduit une transition démocratique exemplaire, conclue en 1992 par l’élection d’Alpha Oumar Konaré qui s’est appuyé sur l’ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali) durant ses deux mandats.

En 2002, Amadou Toumani Touré a été élu à la présidence de la République. En dix ans, le Mali est devenu une référence de démocratie en Afrique, fondée sur une politique du consensus. Aucun parti ou coalition ne disposant de la majorité absolue au Parlement, le Président avait pu former un premier gouvernement d’union regroupant toutes les principales formations politiques. Une opposition a vu le jour à l’approche du scrutin présidentiel de 2007 avec la naissance du parti du président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Le président Touré, soutenu par une alliance de 44 partis, a été réélu le 29 avril 2007 dès le premier tour avec 71,20 % des voix. Les élections législatives organisées en juillet 2007 ont consacré la suprématie de la mouvance présidentielle, avec l’obtention de 127 sièges sur les 147 de l’Assemblée nationale. Ses deux principales formations, l’ADEMA et l’Union pour la République et la Démocratie (parti de Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA) ont remporté respectivement 55 et 35 sièges, alors que l’opposition enregistrait un recul spectaculaire. Première force de l’assemblée sortante avec 45 députés, le parti d’IBK, le Rassemblement pour le Mali (RPM) n’en a conservé que 11 et son leader a enregistré un score décevant à la présidentielle avec seulement 19 % des suffrages. Le Parti pour la Renaissance nationale n’obtient que 4 sièges, tout comme le parti indépendant Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance. Les élections locales du 24 avril 2009 ont confirmé la domination de l’ADEMA et ont mis en lumière la montée du parti de Soumaïla CISSE (URD).

Si les élections ont à chaque fois été jugées par les observateurs nationaux et étrangers comme libres, sincères et transparentes, malgré quelques imperfections, on peut toutefois déplorer la faiblesse du taux de participation : 36% pour la présidentielle et 33% pour les législatives, chiffres qui traduisent le discrédit de la classe politique.

Désormais, la vie politique se concentre peu à peu sur la perspective de l’élection présidentielle de 2012 à laquelle le Président ne pourra pas se présenter en vertu de la Constitution actuelle.

M. Modibo SIDIBE est Premier Ministre depuis le 28 septembre 2007. Son gouvernement, composé essentiellement de technocrates, devait permettre la bonne mise en œuvre du programme d’action du gouvernement baptisé « Programme de Développement Economique et Social » (PDES). Si un certain nombre de réformes ont été engagées (privatisations, lancement de concertations nationales sur l’école et la lutte contre la corruption, etc.), les mesures sont mises en œuvre lentement, en privilégiant une grande prudence politique et sociale. La situation de la gouvernance reste fragile dans bien des domaines et la corruption tend à se renforcer. La révision du code de la famille (droits des femmes, interdiction de l’excision en particulier) reste toujours en attente.

Situation sécuritaire

Si la rébellion touareg semble s’être - au moins temporairement - affaiblie, la situation sécuritaire dans le Nord du Mali s’est néanmoins sensiblement dégradée. Depuis deux ans, la menace terroriste représentée par Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), issu de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, s’est fortement aggravée comme en témoignent la multiplication des attaques depuis 2007 : assassinat de quatre touristes français à Aleg (Mauritanie) le 24 décembre 2007, enlèvement de deux diplomates canadiens à 40 km de Niamey le 14 décembre 2008, enlèvement de 4 touristes européens aux confins malo-nigériens le 22 janvier 2009 et assassinat de l’un d’entre eux le 31 mai, assassinat d’un ressortissant américain le 23 juin à Nouakchott, attentat suicide contre l’ambassade de France en Mauritanie le 8 août, enlèvement d’un ressortissant français dans les environs de Ménaka (est du Mali) dans la nuit du 25 au 26 novembre (libéré le 23 février), enlèvement de 3 ressortissants espagnols puis de 2 Italiens en Mauritanie fin 2009, enlèvement d’un ressortissant français et d’un ressortissant algérien au Niger en avril 2010.

S’agissant des mouvements de rébellion touareg, les dernières évolutions (cérémonies de dépôt des armes, Forum de Kidal) semblent témoigner d’un apaisement de la situation. Le chef radical Ibrahim Ag Bahanga a annoncé sa volonté de participer au processus de paix (sous l’égide de l’Algérie depuis la signature des Accords d’Alger en juillet 2006). Néanmoins, dans la mesure où les discussions sur le fond ne progressent pas de manière significative, la situation sur le terrain reste fragile.

Source : France diplomatie > zones géo > Mali

Le maillage administratif

Dès le début de la colonisation, le territoire est découpé en circonscriptions administratives : les « cercles » (équivalent des départements français), placés sous l'autorité d'un commandant de cercle. Parallèlement sont mises en place les communes (2 en 1918). En 1960, lorsque le pays accède à l'indépendance, elles sont au nombre de 19. Depuis 1999 elles sont 703.

En outre, 8 régions, plus le district de Bamako, permettent un maillage plus large de l'espace malien : Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Mopti, Segou, Sikasso, Tombouctou.

Dernière mise à jour : 15/07/2010

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